Après six mois portes closes, les 74 universités françaises rouvrent progressivement pour une rentrée exceptionnelle pour laquelle la priorité est de faire revenir en cours le plus d’étudiants possible, et notamment ceux de première année.
Fermées depuis mars pour cause d’épidémie de covid-19, universités et grandes écoles françaises peuvent de nouveau accueillir des étudiants à la rentrée, sous réserve de respecter les règles de distanciation strictes et de porter un masque tout le temps.
« Pour accueillir nos étudiants tout en respectant les règles de distance physique, le corollaire a été d’échelonner les rentrées des différentes filières. Et pour la première fois, les étudiants sont même rentrés avant les écoliers, le 31 août », explique Mathias Bernard, président de l’université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Comme dans toutes les universités, la priorité a été donnée cette année aux nouveaux venus qui « ont besoin d’un accompagnement plus dense et d’une présence après leur année de terminale qui a été perturbée par la covid », poursuit le président de l’université clermontoise.
Une rentrée échelonnée
Jeune bachelier, Pierre, étudiant en première année d’école de commerce à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), fait ses premiers pas. « C’est important de suivre les cours dans les locaux avec les étudiants de sa promotion, on se sent moins perdu », témoigne-t-il. « Mais cela ne va pas durer car dans deux semaines, on va alterner présentiel et distanciel », regrette-il déjà.
L’Université Lumière Lyon 2 a également fait le choix d’une rentrée échelonnée. « Nous n’accueillons les licences et les maîtrises qu’à partir du 28 septembre, de manière à se laisser du temps pour accueillir uniquement les premières années » les premiers jours, explique sa présidente, Nathalie Dompnier.
Elle insiste sur « l’importance pour tous les étudiants de privilégier le plus possible les cours en présentiel : c’est très important qu’ils puissent vivre sur le campus et fréquenter les différents services qui leur sont offerts, comme la bibliothèque, par exemple ».
Une place sur deux
Dans les amphis, « la règle est de proposer aux étudiants une place sur deux, ainsi nous n’avons pas de risque de surpopulation », explique Mathias Bernard, à Clermont, précisant que « certains cours magistraux se font en distanciel, ce qui libère des salles pour effectuer les travaux dirigés dans des salles plus grandes ».
Par ailleurs, pour faire face à l’afflux de lycéens cette année après un taux record de réussite au bac, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé, ce vendredi, la création de 30 000 nouvelles places dans le supérieur entre 2020 et 2022, dans les filières en tension telles que la santé et le numérique.
Pour Guillaume Gellé, président de l’université de Reims, face à « une rentrée qui n’est pas normale », ses équipes et lui ont élaboré « un plan de rentrée, en juillet dernier, comportant des scénarios allant jusqu’à la fermeture administrative de l’établissement ».
« À moyen terme, la crainte réside dans la difficulté à s’organiser si on a des cas qui se déclarent et de devoir fermer certains campus… Mais cela paraît malheureusement incontournable quand on sait que l’on brasse ici 29 000 étudiants », constate Nathalie Dompnier à Lyon.
La difficulté, selon Mathias Bernard, « c’est le caractère incertain de cette rentrée ». « C’est compliqué de s’organiser en sachant que dans deux ou trois semaines, les cours sont susceptibles de basculer en tout distanciel si des cas de Covid apparaissent », craint-il.
Nathalie Dompnier prévient : « S’il fallait basculer au tout distanciel, il va être essentiel de s’assurer que tous les étudiants ont accès à leurs cours ».
September 04, 2020 at 10:02PM
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Dans les universités, priorité à l’accueil des nouveaux étudiants - Le Télégramme
De l’hébergement aux repas, les vignerons ont dû s’adapter. Avec le besoin de fidéliser les travailleurs.
À Bergères, la SCEV Bernard-Collignon, l’EARL Viti Michel Sandrine et Valère, Didier et Marie-Christine ont achevé leurs vendanges mardi dernier. Ils ont fait le choix de les démarrer plus tardivement, le 24 août, espérant s’assurer un « meilleur degré ». Et effectivement, « la qualité est exceptionnelle, aucun symptôme de maladie n’a été relevé
September 04, 2020 at 11:00PM
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Vendanges à Bergères : un accueil forcément remanié - L'Est Eclair
Mardi 1er septembre, jour de rentrée pour les petites têtes blondes. Alors que l’école Cuiry, à Gien, compte près de 250 élèves cette année, répartis dans quatorze classes, une dizaine d’enfants sont absents dans la cour de récréation, en milieu de matinée.
"Un cas de Covid-19 a été constaté au Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) de Gien lundi (31 août, NDLR). Les enfants ne sont pas venus ce matin, par mesure de précaution, et attendent d’être testés", précise Céline Feuillette, la directrice de l’établissement.
Une nouvelle confirmée par Béatrice Mache, la responsable du Cada de Gien, situé dans le quartier des Montoires et géré par l’association Coallia.
Un adulte isolé, résidant au centre, a été dépisté vendredi 28 août, après avoir été en contact avec un ami, visité à Orléans, visiblement porteur du virus. En homme responsable, il a fait la démarche de nous prévenir. Les résultats sont tombés lundi 31 août. Bien qu’asymptomatique, il a été testé positif au Covid-19. Dès lors qu’il a été identifié comme cas suspect, l’homme a été placé en quatorzaine et est resté confiné dans son appartement. Depuis la semaine dernière, il n’a eu aucun contact physique avec d’autres résidents.
La structure en a immédiatement référé à l’Agence régionale de santé (ARS) et a informé ses partenaires (Caf, Pôle Emploi…). "Le personnel du Cada, les familles et personnes isolées habitant le même étage que l’homme déclaré positif au coronavirus et la vingtaine d’enfants et d’adolescents soumis à la scolarisation obligatoire, ont été testés, en priorité", ces derniers jours, au laboratoire Bioalliance, à Gien.
Longue file d'attente, ce vendredi 4 septembre, devant le laboratoire Bioalliance, à Gien.
Quatre nouveaux cas positifs
Le Cada a "annulé tous les rendez-vous non urgents des résidents et s’est engagé à ce que la prévention soit faite à tous les niveaux", insiste Béatrice Mache. Et ce, alors que tous les pensionnaires du site, soit plus de 130 personnes, avaient été testés par l’ARS, le 5 mai, "par précaution et souci de prévention". À l’époque, tous les dépistages s’étaient avérés négatifs.
A contrario, les tests virologiques effectués depuis lundi 31 août ont permis d’identifier quatre nouveaux cas positifs, tous adultes et confinés, portant le nombre de résidents contaminés à cinq.
"Je suis en lien avec l’ARS et le Cada de Gien. Nous sommes très attentifs et vigilants à la situation. Nous avons insisté auprès de la responsable du centre d’accueil pour que la structure impose le maintien des familles sur site. L’ensemble des résidents vont être dépistés pour casser ce foyer et la chaîne de contamination", note Francis Cammal, le maire de Gien.
180 personnes testées sur le site du Cada
En effet, l’ARS a missionné une équipe mobile de dépistage du Covid-19 pour intervenir directement sur le site Coallia de Gien. Cette campagne de tests de grande ampleur est menée ces vendredi 4 et samedi 5 septembre dans la salle polyvalente du centre.
"En dehors des cinq résidents en quatorzaine, les 35 familles et adultes isolés qui habitent les trois bâtiments du Cada, regroupantprès de 150 personnes, vont être dépistés. Au même titre que celles et ceux ayant été en contact avec les pensionnaires du centre, soit plus de 180 personnes au total. Nous avons, de ce fait, déprogrammé les tests prévus ces prochains jours au laboratoire, pour libérer de la place aux habitants du Giennois."
Béatrice Mache (Responsable du Cada de Gien)
Quoi qu’il en soit, la responsable se montre formelle. "La prévention est faite à tous les niveaux. La priorité absolue est de limiter au maximum le risque de contagion dans la ville".
L’heure de la rentrée a sonné au multi-accueil Arsouilles et P’tites Fripouilles. L’équipe qui accueille des enfants âgés de 10 semaines à 4 ans, compte 15 inscrits. Cette année, la crèche vivra au rythme du cirque, thème de l’année qui sera décliné sous différentes activités.
Hier à 12:00 | mis à jour à 12:06 - Temps de lecture :
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September 04, 2020 at 05:04PM
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Stenay. La crèche multi-accueil Arsouilles et P'tites Fripouilles a fait sa rentrée - Est Républicain